Rentrer en France

Rentrer en France après une expatriation à Singapour, Isabelle témoigne

Rentrer en France après une expatriation de plusieurs années peut apporter son lot de surprises. En effet, on vit parfois des moments de turbulence lors d’un retour à la maison mais avec le temps, on réussit à s’insérer et à trouver ses marques, comme nous l’explique Isabelle dans cet article.

Si tu rentres en France ou que tu es en train de préparer ton retour, je t’invite à télécharger le livret gratuit du retour en France et de la recherche d’emploi.

Rentrer en France après une expatriation à Singapour, le parcours d'isabelle

Je suis Isabelle et je vis à Nantes depuis janvier 2015. J’ai 45 ans, maman solo de 2 enfants de 14 et 7 ans. Je suis éducatrice de jeunes enfants de formation et actuellement, j’accompagne les femmes en instance de séparation, notamment les expatriées, à rester sereines et confiantes.

Une expatriation en famille à Singapour

A l’automne 2011, mon conjoint m’a proposé de nous expatrier à Singapour dans le cadre de son travail. A ce moment là, je travaillais en tant qu’éducatrice de jeunes enfants auprès d’enfants déficients visuels et aveugles. J’ai démissionné pour suivi de conjoint. Notre fille avait 4 ans.

A Singapour, je me suis impliquée dans la vie du lycée français. J’ai mis en place des ateliers parents/enfants: lecture, jeux, temps de parole. J’ai organisé des ventes puériculture/ création fait main. De plus, j’ai été co-modératrice du groupe Yahoo Singapour mamans. 

J’ai accouché de mon second enfant en décembre 2013.

Rentrer en France après une expatriation à Singapour

Le contrat de mon conjoint se terminait en décembre 2014. Pendant notre expatriation, nous avons vendu notre maison en région parisienne, car nous avions le projet de nous installer à Nantes.

En Janvier 2015, nous sommes donc arrivés à Nantes et mon conjoint faisait le trajet hebdomadaire Nantes-Paris.  Ma fille était en CE1 et mon fils avait 1 an. Je n’avais pas de moyen de garde à ce moment là et je ne connaissais personne.

Le retour fut un peu difficile, car je devais gérer non seulement mes enfants toute seule, leurs émotions, l’absence du papa, l’emménagement, le choc culturel inversé et essayé de prendre soin de moi pour travailler sur mon projet professionnel.

Découvre cet article avec 7 conseils pour réussir sa transition de vie telle que le retour en France.

A cette période, j’envisageais de créer un site internet pour les parents expatriés: du soutien à la parentalité en ligne. Mais je me suis vite aperçue que ce n’était pas facile avec la présence d’un jeune enfant. J’ai abandonné mon projet.

En parallèle, j’administrai déjà le groupe expats nanas back to France depuis avril 2014. Je l’avais créé car à ce moment là, on parlait peu du retour en France.

Profite d’un code promo de 5% sur ta première commande si tu souhaites envoyer des cartons/valises en France grâce à Send my Bag.

Une séparation après le retour en France

Avec mon conjoint, nous nous sommes séparés au printemps 2016.

A 40 ans, je n’avais ni travail, ni  voiture, ni amies à Nantes. Malgré mes lettres de motivation, je ne trouvais pas de travail: 3 ans de trous dans mon CV, 40 ans et pas nantaise, je ne partais pas avec des atouts !

Un article à découvrir pour réussir sa recherche d’emploi lors du retour en France.

Et puis, j’ai trouvé un emploi à temps partiel. C’était très peu d’heures, mais cela m’a permis de reprendre confiance en moi, de toucher de nouveau un salaire. Puis, j’ai pris un autre emploi à temps partiel comme aide à domicile pendant 5 mois.

J’ai démissionné, car mon objectif était de quitter notre maison et avec un salaire à temps partiel, il m’était impossible de remplir les conditions de salaire auprès d’un propriétaire.

Donc à partir de novembre 2017, j’ai été éducatrice à domicile. Une garde partagée avec 3 enfants. Ce qui représentait 35h et j’étais au SMIC. Ce qui m’a permis le 22 février 2018, de trouver mon logement et le 3 mars, j’emménageais!

Ma nouvelle vie pouvait commencer! En septembre 2019, je décidais de créer ma micro entreprise pour accompagner les femmes en instance de séparation, notamment les expatriées.

Besoin d’un coup de pouce pour la recherche d’emploi lors du retour en France, contacte Voyage, emploi & retour en France qui t’accompagne dans tes démarches d’insertion professionnelle. Consulte l’agenda en ligne et réserve ton premier rdv offert pour faire le point sur ta situation.

Une communauté d'entraide pour les femmes expatriées

Le 2 novembre 2016, j’ai créé le groupe Expats nanas séparées divorcées.

J’avais besoin de partager mes sentiments, ma séparation dans un contexte de retour en France, où je ne connaissais personne et où le sujet séparation était tabou! Très vite, je me suis aperçue que ma situation était très soft, contrairement à celles des femmes françaises. Difficultés juridiques, familiales, psychologies, financières, administratives sont le lot de la plupart des femmes. Et certaines subissent des violences conjugales.

Plus je partageais sur les groupes Facebook la situation de ces femmes, plus le groupe grossissait: des femmes se reconnaissaient dans mes posts et avaient besoin de soutien, d’une bouée de sauvetage. Certaines sont réellement en situation de survie.

A l’heure actuelle, le groupe compte  930 femmes. 

Des articles, podcasts sur le sujet des séparations et des violences conjugales sont sortis. Le confinement fut « enfin » l’occasion de pointer un problème que moi je constatais depuis 4 ans. Un gros tabou a été levé.

En 2019, le Grenelle des violences conjugales avait bien mentionné la situation des expatriés, grâce au rapport des députés des français de l’étranger, mais concrètement, je ne vois aucun changement. Les numéros de France Victimes ne sont pas communiqués sur les réseaux sociaux.

Je suis bien souvent la première interlocutrice des femmes qui subissent des violences conjugales. J’essaye donc d’alerter les politiques, les associations des français de l’étranger sur l’urgence de se pencher sur cette problèmatique et que TOUS, Etat, entreprises, associations, commautés d’expatriés ont une part de responsabilté.

Accompagner les femmes expatriées pour traverser une séparation

Mon travail d’accompagnement est avant tout de l’écoute, un travail sur la gestion des émotions, mais également du conseil administratif, juridique, psychologique, social et du développement personnel. J’aide les femmes à traverser leur séparation de la façon la plus sereine possible. Je pars du principe que chaque humain a des compétences pour affronter des difficultés. Une difficulté est un problème à résoudre, une expérience de vie qui devient une leçon.

Le conseil d’Isabelle

(Je vais m’adresser aux femmes qui sont en instance de séparation.) 

Ayez une feuille de route avec vos objectifs: logement, travail, vie de famille, tout en restant ouvertes aux opportunités. Ce qui signifie, que peut-être vous allez devoir prendre un travail alimentaire, avoir un petit logement, faire des sacrifices. Mais toujours garder en tête que ce n’est qu’une étape dans votre vie.

Votre retour ne sera peut-être pas l’idée que vous vous en faisiez.

Pour être dans le pratico pratique, préparez le maximum de démarches en ligne, phocopiez et imprimez des documents, afin de les avoir sur vous dès votre arrivée!

Ne restez pas seule! Il existe désormais une multitude de groupes locaux dédiés au retour. Donc abusez-en ! Et surtout, prenez soin de vous, ne serait ce que 5 minutes par jour! Ménagez votre corps, votre énergie, votre santé!

Isabelle a partagé son parcours dans un épisode de podcast et cet article met en lumière son travail au quotidien. Vous pouvez aussi la rejoindre et la contacter via instagram ou sur Facebook.

Rentrer en France après une expatriation à Singapour, le parcours d'isabelle

Isabelle, accompagne les femmes (expatriées) pour vivre leur séparation sereinement.

2 commentaire

  1. Latifa Yakoubi

    Magnifique article plein d’authenticité 🥰. Belle leçon de résilience ! Merci Isabelle😉

    1. Merci beaucoup 🙂

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *